Suite à l’acquisition de deux flashs cobra SB-600 et d’un SU-800, je n’avais pas encore pris le temps de faire de vrais tests en conditions “réelles”.
Rappelons que le SU-800 est un émetteur permettant de déclencher des flashs déportés (en esclaves) sans fils. Plus besoin de flashmetre, le système d’éclairage créatif Nikon permet de flasher dans quasiment n’importe quelles situation de luminosité, l’ITTL se charge de tout les réglages d’expositions. le grand écran ACL permets de contrôler indépendamment plusieurs groupes de flashs, pour pouvoir ainsi avoir des éclairs plus intenses que d’autres.
Étant plus que néophyte dans le domaine et ne faisant des sorties qu’avec des canonistes (damned !), je mettais un peu renseigné sur la toile pour ne pas arriver comme un con le jour des tests. Xavier Rotivel de XRPIX.com a répondu à quelques unes de mes questions concernant le système de flashs nikon, car je n’étais pas certain que le SU-800 était le meilleur moyen pour les flashs déportés etc … Je pense que partager ses réponses pourrai être utiles à plus d’une personne comme moi (voir la conversation en fin d’article).
La séance commence donc dans un ancien abattoir de la périphérie de Nantes, certaines pièces étant très sombre et d’autres assez lumineuses avec la lumière naturelle que nous avions la chance d’avoir ce jour là …
Les premières questions ont été : “Comment disposer les flashs ?”
Et bien ce n’est pas si compliqué que ça, disposez votre modèle à l’endroit que vous souhaitez, faite une photo sans les flashs, voyez où sont les zones d’ombres, et disposez vos flashs pour déboucher tout ça. Sur l’image qui suit la lumière venait d’une ouverture sur la face droite du modèle (ma gauche à moi).

Le flash + parapluie à donc été disposé sur le coté opposé pour déboucher les ombres + un second flash sans diffuseur pour éclairer légèrement le fond. Ce qui nous donne l’image ci dessous.

Le petit soucis de l’exemple ci dessus est le mélange des températures, la demi face gauche plus chaude que la droite, ce petit problème peux se régler par l’achat de gélatines pour modifier la température de l’éclair du flash (étant entre 5900 et 6000 K), concernant les gélatines, pour une livre vous pouvez en commander sur ce site, pas de blagues, mais ce ne sont que des échantillons (merci à Gwenn pour ce lien).
Dans ce bâtiment, la chose qui nous à aider à bien comprendre comment fonctionne tout ce joli petit matériel sont les différentes luminosité entre les salles. Car d’une salle à l’autre nous pouvions passer d’une lumière dure à une lumière quasiment inexistante. Et ce que j’en retiens, mais ce n’est qu’une constatation strictement personnelle, c’est que les flashs sont bel et bien fait pour “déboucher” et pas pour remplacer une source de lumière naturelle, ce n’est qu’une source de secours dans des cas de lumière naturelle assez contrasté.
Les essais que nous avons pu faire dans une salle obscure ne sont pas très concluant, d’une part il est très difficile de faire la MAP sans lumière d’assistance AF (mauvais coté du D3, mais il doit exister une assistance de MAP sur le SU-800 que je n’ai pas encore découvert), et ensuite il n’est pas évident de créer une ambiance sans une lumière différente de celle du ou des flashs. Ci dessous une image faite dans un noir complet et le visage éclairé avec une lampe de poche pour m’aider à faire la MAP.

Nous avons terminé par une salle avec très peu de lumière naturelle mais assez pour pouvoir faire ma MAP (héhé :D). J’ai toujours dû faire attention à ce que mon émetteur ai en vue les cellule des deux flashs. L’image qui suit à été faite avec deux flashs, un sur le coté gauche avec un parapluie en diffuseur, et un autre sur la droite orienté vers le plafond. Le fond est un peu plus visible que sur l’image précédente, mais pas encore assez présente à mon gout … (Note: Pour que le fond soit plus présent, augmentez les ISOs).

Pour pouvoir tenter d’avoir un fond plus présent et par lassitude de cet ancien abattoir (avouer que c’est un peu gloque …), nous sommes allés dans un parking souterrain, pas trop éclairé mais assez pour avoir un fond discret mais quand même présent sur les images. Un seul flash à été de rigueur (flash + parapluie). Voir l’image ci dessous.

L’éclair du flash est à mon gout encore trop présent, il y a trop d’ombres, l’ambiance lumineuse du souterrain n’est pas assez présente sur l’image … mais je compte bien bosser sur tout ça pour régler rapidement ce problème
Mes objectifs dorénavant sont de pouvoir contrôler les éclairs, car aujourd’hui ce sont plutôt eux qui m’ont baladé, me retrouver dans différentes situations pour m’apprendre à m’adapter.
Voila, cette première expérience à été plus concluante que ce que j’espérais. Il me faut encore plancher sur certains problèmes, et sur certaines choses encore un peu floues.
Je vous laisse avec la discussion que j’ai eu avec Xavier concernant le SU-800 et la photographie au flashs.
A vous les studios !
moi: Que pense tu du SU-800 ?
Xavier: Le SU-800 est un bon choix, il faut quand même que tes flashs soient bien orientés, car la cellule qui les relies au SU-800 sont sur les cotés, donc il faut toujours que cette cellule soit visible de l’émetteur car sinon, tu as de grandes chance que le flash ne se déclenche pas, pour information le signal c’est de l’infrarouge et la portée doit être de 10 mètres environ.
moi: Oui exact, pour ma première séance avec les flashs, une séance test bien entendu, je ne comprenais pas pourquoi les flashs ne se déclenchais pas à chaque fois …
moi: Dis moi, depuis pas mal de temps je louche jalousement sur votre série des Flashouilleurs de Paris, je la trouve assez bluffant.Xavier: Bahh la photo au flash déporté, des qu’on s’y met et qu’on passe la frustration d’arriver a rien faire, ça devient addictif
moi: En fait je te dis tout ça car je vais faire une petite sortie dimanche en extérieur pour tester tout ça, et essayer de dépasser la fameuse frustration comme tu l’appel, et je voulais savoir si tu avait des pré requis à me donner ? des conseils ? enfin des choses pour m’aider à ne pas revenir chez moi dimanche soir dépité …
Xavier: Va voir ça
moi: ça fait beaucoup de sb-600 ça
Xavier: alors déjà il faut que tu passes la semaine sur le blog de strobist, ça va t’aider, en reprenant les articles de bases tu vas comprendre rapidement comment on règle la lumière ambiante par rapport au flash et tout le reste.
Et ensuite avec tout ces bons conseils on a fait ça
moi: En fait ma plus grande peur est simplement de ne pas savoir comment gérer les deux flashs indépendamment …
Genre, comment je dois exposer
Quel mode pour l’APN
Priorité ouverture ? Manuel ?Dois je mettre les deux flashs dans le même groupe ou bien les séparé pour pouvoir les contrôler indépendamment ?
Xavier:
Bah ça c’est pas compliqué : tu es chez Nikon, c’est le paradis du flash
en gros tu restes en ITTLmoi: ok
Xavier: Et comme ça, quelque soit la distance des flashs au sujet, les variations de lumière à cause des nuages et toutl’appareil fait tout le boulot d’ajuster la puissance des flashs
après ya une technique que tu peux utiliser en manuel ou en bidouillant, c’est de sous exposer ton arrière plan (pour avoir un ciel détaillé par exemple)
pour ça tu peux jouer sur l’ouverture et la vitesse (la vitesse influe sur la lumière ambiante, l’ouverture sur la lumière qui vient des flashs) ou tout simplement utiliser la correction d’expo :
sur ton boitier tu mets -1 voir -2
et sur le su 800 tu mets la valeur inverse pour les groupes de flashs
en effet ça peut être bien de les mettre dans des groupes séparés pour pouvoir régler indépendamment
moi: donc du négatif sur le boitier et du positif sur le SU ?
Pour que le sujet soit plus exposé que l’arrière plan en gros
Xavier: oui en gros
et le plus fort c’est que le ITTL se charge de tout ajuster
enfin c’est pas infaillible mais c’est déjà beaucoup de boulot économiséemoi: Et en ITTL le fait que les deux flashs ne soit pas à la même distance du sujet que l’ouverture du boitier soit grande etc … tout ça est pris en compte ?
Xavier: absolument
moi: Putain
Xavier: c’est ça le CLS (creative light system)moi: Ouais on est plus trop créatif du coup si il fait tout
Xavier:
Enfin si, la créativité après c’est que tu règles la puissance et la position de tes flashs sans refaire tous tes réglages
et quand tu as une grosse lumière ambiante que tu as besoin de “contrer” avec le flash, hésites pas a mettre tes deux sb600 cote a cote pour doubler la puissance
moi: j’en prends bonne noteXavier: bon tu as de quoi t’amuser ce weekend en tous cas
et fait un test en fin de journée aussi, parfois ya un meilleur résultat vu que le soleil est moins présent
moi: oki
le problème c’est que je traine avec des canonistes … c’est pas malin ça
Xavier: nos premiers tests là et lÃ
Bah en fait l’intérêt du sb800 c’est de pouvoir marcher en full manuel et déclenché après une cellule interne
Avec des sb600, ya que toi qui peut jouer en effet
Mais fait quelques photos sympa, les canonistes vont comprendre leur malheur Ensuite pour le manuel, ce qu’il faut retenir:- c’est que la vitesse permet de doser la lumière ambiante, comme sur une photo normale
mais que l’éclair du flash est tellement rapide que le changement de vitesse n’influe pas sur la quantité de lumière apportée par le flash
donc tu utilises l’ouverture pour régler la quantité de lumière qui vient du flashet si tu n’as pas assez de latitude, tu peux toujours baisser la puissance du flash, mais en général on a jamais trop de puissance avec nos petits flashs (même avec 4 attachés ensemble ;))
moi: latitude ?Xavier: Pas assez de latitudes veux dire que tu n’arrives pas a fermer assez sans tuer toute l’image
enfin tu verras, ce sont des tâtonnements qu’il faut faire pur comprendre ce qui se passe.
moi: Merci pour tout ces bons conseils Xavier
Xavier: Mais de rien, éclate toi bien
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Hello Romain,
Très intéressant comme partage. Pour ma part, je n’ai que le SB600 et je dois reconnaitre que pour déboucher les ombres c’est ok.
Sur mon site, pour les différents shooting, j’avais un SB800 sur le boitier qui me servait de contrôleur.
Continue comme ça.
@+
Adrien
PS: ton RSS indique une erreur
Erreur d’analyse XML : instruction de traitement XML ou texte pas au début d’une entité externe
ICI
Numéro de ligne 2, Colonne 1 :
^
Merci de l’info Adrien (concernant le flux RSS), tu ne me l’aurai pas dis je ne l’aurai pas remarqué …
J’en ai chié mais ça fonctionne maintenant
Le SB-800 en contrôleur se déclenche lors de la PDV ou tu peux l’utiliser en tant qu’émetteur sans qu’il émette de flash ?
ehh bien !!


Si mes premiers essais avaient été si concluants, j’aurais progressé bien plus vite
tu as quelques belles images, mais après c’est vrai que je trouve que tu ne fais pas assez de place à la lumière ambiante, je pense qu’il faut que tu fasses quelques essais en ce sens.
Aussi je suis un peu déçu, je pensais que tu aurais tenté quelques images en plein soleil, et pas forcément en intérieur.
On peut faire beaucoup de choses en extérieur avec des flashs qui éclairent le sujet et permettent de sous exposer l’arrière plan, genre :
Sur cette image, je suis correctement exposé alors que tout le reste est largement sous ex…
Cadrée, ça donne ça :
Xavier,
Je suis d’accord avec toi concernant la lumière ambiante, mais maintenant que j’ai compris les ficelles je pense que la prochaine fois sera meilleure
Merci pour les images, on comprend mieux ainsi, je te laisse expliquer le coup des gélatines ici si tu veux.
Bye
Hello,
De rien pour, c’est tout naturel
Alors pour ma (petite) expérience avec le SB800 en contrôleur sur un D200, je n’ai pas le souvenir d’être arriver à supprimer l’éclair du SB800. En effet, il semble me rappeler qu’il y avait toujours un éclair : en même temps, il s’agit peut-être de l’éclair iTTL pour le contrôle et ajustement. Même si celui-ci était faible dans mes souvenirs, je trouvais qu’il était tout de même présent et visible sur la photo au final….
En même temps, je souhaiterais m’acheter un flash de studio maintenant car je trouve la lumière vraiment mieux… pour y avoir gouté une fois… Genre un Aurora Fusion 600, certes pas autonome donc dépendant d’une prise, mais bon pour commencer je trouve ça comme étant un bon compromis.
Amuses toi bien et n’hésites pas à poster d’autres tests.
@+
Adrien
PS : j’ai pas l’impression que la case “se tenir informer des réponses” fonctionne car j’ai pas eu de mail pour les réponses après mon commentaire… enfin, j’dis ça, j’dis rien
Il existe des flashs “Studio” (je veux dire par là “de grande puissance”) marchant à batteries ?
Oui tout ceux qui sont autonome ou un flash + générateur.
Par exemple, une des torches très réputée est la Profoto Acute B 600/R. Bon là , je dois reconnaitre que c’est pas le même tarif car on est sur du 2500€ HT de mémoire…
Après Broncolor et Elinchrom ont aussi des générateurs (tout comme Profoto) mais le problème du géné c’est que c’est lourd…
Je laisse donc la parole aux plus experts que moi en la matière.
@+
Adrien